août
21
2008
12

Rage Against the machine à Rock en Seine

Je vous en avais parlé et j’y suis donc allé. Le concert exceptionnel de Rage Against The Machine à Rock en Seine hier soir (20 aout 2008).

J’avais toujours voulu voir RATM en concert, mais du fait de la séparation la chance ne m’avait jamais été donné.

Je m’étais alors contenté d’Audioslave (musiciens de RATM et Chris Cornell) au Zenith ce qui était une sympathique mise en bouche (la clique de Chris Cornell, ayant d’ailleurs repris quelques titres de Rage) mais sans Zach de la Rocha ce n’est pas pareil (du tout).

RATM était attendu de pied ferme par pas moins de 30.000 personnes. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont gentillement assurés.

Après une attente interminable (fallait pas arriver en avance), les 4 arrivent sur scène en tenu orange avec un masque sur la tête comme à Guantanamo et entame “Bombtrack” en gardant leurs masques.

Photo de Nicolas Messayasz

La foule est en feu, ça pogote sec (ce qui est assez relou) et déjà ceux qui s’était vu passer tranquillement le concert devant la scène reparte en arrière tellement c’est le bordel devant, ce qui crée des mouvements de foule insuportables même à 100 mètres de la scène ! Les sivières font des aller/retour pour aller chercher ceux qui n’ont pas tenu le coup… Un bordel monstre en somme.

A la fin de la chanson Zach de la Rocha lance un “We are Rage Against the Machine from Los Angeles” qui fait exploser le public.

Durant les premières chansons, il est difficile de voir la scène en continue tellement ça pousse dans tous les sens. Finalement je trouve un endroit plus “stable” où on peut sauter tranquille.

Photo : http://www.musicspot.fr

La voix de Zach de la Rocha est impressionnante tout comme son énergie sur scène très communicative.

Tandis qu’il arrangue la foule, Tim Commerford tout tatouage dehors envoit ses grosses lignes de basses, Tom Morello, comme à son habitude, joue les DJ avec sa guitare et ses effets venus d’ailleurs, pendant que Brad Wilk cadre le tout (à la baguette si l’on puis dire).

Du début à la fin, l’intensité était assez incroyable, même si j’ai entendu des punk/bobo/blasé dirent que ce n’était pas assez puissant (ce qui entre nous est une réflexion tout bonnement ridicule).

L’engagement politique est toujours omniprésent : immense étoile rouge en décor, le che sur l’ampli de Morello et l’internationale (en anglais) pour lancer le rappel.

Le spectacle a été assuré pendant 1h30 jusqu’au mythique “Killing in the Name of” qui sonne la fin du concert. C’était du lourd, très gros concert, j’irais jusqu’à dire mémorable.

Si vous avez l’occasion de les voir (ils ne passent pas tout de suite donc il faudra être patient), foncez c’est une grosse expérience. Personnellement j’aurai préféré les voir en concert plutôt qu’en festival mais il n’en demeure pas moins que c’était à la hauteur de mes attentes (et du prix de ma place et de mon billet de train). :)

Le début du concert, une vidéo parmi les centaines (pourries) disponibles sur youtube :

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