Home, c’est le nouveau film sur notre belle planète bleue réalisé par le très moustachu Yann Arthus Bertrand. Un peu à l’image du film “Un jour sur terre“, l’idée est filmer la terre et d’en montrer la beauté pour faire prendre conscience de l’importance des enjeux écologiques !
La différence avec le film sus-cité réside principalement dans le fait que Home sort simultanément au cinéma, en DVD, à la télévision (France 2) et sur Youtube (les versions cinéma et DVD sera légèrement plus longues et avec des commentaires parfois différents) !
L’objectif est réellement de réunir un maximum de personnes autour de ce film, d’où le choix de ce nouveau type de lancement. Je trouve que c’est une très belle initiative avec concept vraiment innovant basé sur la double sortie sur supports payants et gratuits.
Rendez vous ce soir à partir de 20h40 sur France 2 ou sur Youtube pour une diffusion gratuite
La bande annonce :


Il nous gave le bertrand .. monsieur ecolo nouspond un film hyper chiant sans rythme ..avec un message hyper stereotypé …belle simages mais c meme pas lui qui cadre .. tout le merite reviens à cineflex avec leur camera stabilsée .. vivement la retraite monsieur YAB … allez passe la main …
Il est urgent d’arrêter de prendre la terre pour notre “home”, aménageable à l’envie selon nos goûts, nos activités et notre confort !
Je suis assez d’accord avec tout ce que DIT y-a-b.
Mais ce n’est qu’en surface. Plus profondément, plus concrètement, ce que l’on voit, ce que yab nous montre, me semble plus gênant. Il se contredit par la forme (comme prof d’arts plastiques, il me manque souvent le terme équivalent de “contredire” pour les formes…).
La “perfection” de ses travellings (et son abus de l’effet Vertigo d’Hitchcock adapté à l’hélico…), l’absence de mauvais temps et l’absence de réaction des gens filmés font de son point de vue un point de vue à la Google Earth. La terre devient une sorte de jouet en 3D qu’on peut faire pivoter en tout sens, elle semble faite pour nous, ses formes et couleurs ont été sélectionnées pour ressembler à de jolies oeuvres abstraites.
D’ailleurs il l’appelle Maison, décrétant qu’elle nous appartient. La nature présentée par yab se limite au statut de jardin, elle ne peut plus se concevoir comme étrangère à la culture. L’urgent n’est-il pas justement que nous arrêtions de prendre la terre pour notre “home”, aménageable à l’envie pour notre confort ?
Il ne faut pas sous-estimer l’importance de ces signes : le discours écolo mis en voix off ne suffit pas à les recouvrir.
Au passage, on remarquera l’intrusion habituelle de la caméra chez les pauvres mais jamais aussi indiscrète chez les riches. On pourrait peut-être analyser aussi l’outil de la main-mise picturale, l’hélicoptère-caméra, utilisé davantage pour réciter que pour regarder (yab est bien différent de Godard). On notera aussi l’usage d’images de synthèse pour certaines animations : ce choix oppose yab à Nuridsany et Perennou, les réalisateurs du très beau Genesis…