Tout le monde a pu voir Frédéric Lefebvre à sec sur BFM concernant ce qu’était le Web 2.0 (pour les autres c’est là) alors qu’il semble promis au Secrétariat d’Etat à l’économie numérique…

Plus généralement, ce qui me parait inquiétant, c’est que les ministres sont rarement des spécialistes des domaines dont ils s’occupent. C’est bien normal me direz-vous! Comment maitriser des domaines aussi différents que la culture, la santé, l’économie, les transports… qui ont chacun des spécificités propres !?
Être ministre implique des responsabilités importantes sur un domaine donné, ce qui (il me semble) suppose d’avoir une connaissance approfondie du sujet en question pour mettre en place les mesures les plus adaptées possibles.
Pourtant le système de nomination n’est pas celui qui régie l’ensemble de la société, où avant d’être embauché, on évalue vos compétences par rapport aux exigences du poste à pourvoir.
On me rétorquera alors qu’il est entouré de conseillers spécialisés et que son boulot est de faire des compromis entre la politique globale de l’état et les conseils des ces fameux spécialistes (qui n’en sont pas forcement sinon comment expliquer la loi ADOPI ?).
Mais ne serait-il pas plus logique de laisser des personnes compétentes (ce qui ne les empêche pas d’avoir une dimension politique) prendre les décisions importantes plutôt que des gens qui n’ont guère de connaissances précises mais qui suivront bien « la ligne du parti » ?
Si l’on compare à un système entrepreneurial avec des objectifs d’efficacité et de rendements, ce genre de système parait totalement aberrant. Même si ce sont des gens capables de travailler énormément, avant d’appréhender pleinement les enjeux de domaines comme Internet, la santé, l’éducation,… cela demande du temps !
Les gouvernants actuels ne cessent de nous vanter qu’il faut être efficace et travailler plus (notamment avec la crise actuelle), mais si on appliquait les règles qui régissent l’ensemble du reste de la société à la tête de l’état, surement n’aurions nous pas ce genre de cas qui est quand même assez lamentable.
Etre à l’écoute et prendre (vraiment) en compte l’avis de la population concernée pourraient être une idée à méditer (Ah… mais c’est de la démocratie ? Non, faut pas déconner !).

